Quelques lignes de réflexion : actes, symptômes, questions …

Consultation(s), parcours clinique, exploration personnelle

Tout au long des années, plusieurs noms on été donnés à cette dissonance que nous pouvons ressentir en nous à un moment de notre vie. Elle prend différentes formes, selon le temps et l’espace dans lesquels elle se présente. Un symptôme, un mal-être, une éruption cutanée, un comportement répétitif, un plus de vitalité difficilement supportable qui demande à être utilisé selon son propre désir. Ce dernier n’est pas facilement reconnaissable et acceptable, avant d’être exploré et remanié à sa propre façon.

Chercher le trajet de ce désir est l’intérêt de s’arrêter dans un lieu et une temporalité externes de notre quotidien. Pour faire un point sur les évènements dans lesquels nous sommes pris sans le savoir, en explorant la tension entre ce qu’on désir et ce qu’on pense vouloir. S’assumer permet aussi de libérer cette énergie employée jusque là pour lutter contre ce à quoi nous évitons de nous confronter et qui représente la plus intime partie de nous, qui peut perturber pour son caractère énigmatique et insaisissable.


Pour dépasser le plan du symptôme, de l’acte « pathologique », comme seules formes de réponse trouvés à une question, à la perception d’une contradiction, une non – correspondance avec l’extérieur :

Trouver sa question plus profonde, à partir d’une Question générale : dépendance, phobie, répétition d’un acte. Unicité ou pluralité de l’amour…

Rapport à soi, à la vie, aux autres. Se connaître, ses limites, ses modalités de plaisir. Respecter ses propres espaces de fermeture/ouverture, repérer son rythme pour en profiter, au lieu d’en dépendre.

– – –

Construire, élaborer sa pensé, à partir de ses propres sensations, comme base, et non pas comme ennemi. Corps comme moteur de la pensée. Être à la place de cet écart, celui de la non-compréhension immédiate, entre sensations du corps et identité construite par le social, l’éducation, la culture, les idéaux, croyances etc. Voir cette non-continuité comme un défi avec soi même, un mouvement alimenté par la curiosité, l’envie de se découvrir, à travers les rencontres, les expériences, les instants, moments de la vie.

– – –